
Ils vous envoient un mail. Ils ont besoin de vous parler au téléphone, vite, très vite, ça ne peut pas attendre. Vous demandez des renseignements par courrier électronique pour savoir un peu de quoi il retourne, quel est le projet d'émission pour lequel on souhaite vous interroger, normal avant de confier votre numéro de téléphone perso... Et les voilà qui s'agitent, qui montent sur leur grands chevaux. "Mais enfin, plaisantez-vous, je suis journaliste TV, je travaille pour M6, je n'ai pas de temps à perdre, moi."
"Je me moque que vous fassiez de la TV ou quoi que ce soit d'autre, ai-je répondu à la dernière journaliste en date, je ne suis ni à vos ordres ni à votre service." Non mais alors, pour qui se prennent-ils ?
Il faut dire, à leur décharge, que nombre d'auteurs vendraient leur âme au diable pour traîner leurs guêtres sur des plateaux de télé. Ce qu'ils ignorent souvent c'est que, neuf fois sur dix, les journalistes ne les contactent pas pour les inviter dans une émission ou parce qu'ils ont eu leurs livres, mais pour recueillir des informations, glaner ce qui se dit ici ou là, trouver l'inspiration et que je te passe de la pommade... Ensuite, c'est au-revoir et merci. Naturellement, on vous tiendra au courant... AM
Ce n'est une nouvelle pour personne :
les hommes et les
femmes présentent quelques différences physiques
et biologiques. Différences
somme toute minimes au regard de leurs nombreux points de similitude.
Un homme
ressemble davantage à une femme qu'un
éléphant à une girafe. Et pourtant ces
deux derniers mammifères résident sur une
même planète.
Des auteurs comme Catherine
Vidal, neurologiste à
l'Institut Pasteur (lire d'elle "Cerveau, sexe et pouvoir" paru chez
Belin) dénoncent le fait que l'on attribue un peu
hâtivement un sexe au
cerveau. Aucune base scientifique sérieuse ne permet
d'accréditer une
"programmation" neuronale sexuelle
prédéterminée et les chercheurs
n'observent pas de différences d'activation
cérébrale entre les sexes. Hommes
ou femmes, c'est notre histoire individuelle qui façonne
notre cerveau tout au
long de la vie. Et les facteurs sociaux et culturels jouent un
rôle majeur dans
ce façonnage.